Pantanal jour 4, déjà le départ…

Mardi 20 mars 2012, quatrième jour dans les terres humides du Pantanal. La saison des pluies s’achève dans cet immense réservoir d’animaux, partageant leur espace avec de multiples fermiers, propriétaires de la majeure partie des terres. Plusieurs millions de caïmans sillonnent les 230 000 kilomètres carrés de marécages, rivières et forêts.

Notre clim a malheureusement laché, notre nuit fut assez chaude, à peine rafraîchie par le filet d’air du vieux ventilateur au plafond.

Mardi 20 mars 2012, 4 heures 45, l’iphone de Leeloo sonne le clairon, dur, dur…

Nous partons en ce petit matin sur les traces de notre sortie nocturne de la veille, simplement un peu plus loin sur le chemin séparant deux immenses champs submergés. Nous marchons peu, profitant béatement du Soleil levant sous les chants des centaines d’oiseaux vivant dans cet environnement. Quelques jacarés sortent aussi pour ne pas manquer les premiers rayons du Soleil et réchauffer leur carcasse refroidie par la nuit. Nous n’apercevons rien d’extraordinaire, mais la quasi absence de moustiques, le calme de la nature emplie des chants des petits oiseaux, cette impression d’enfin profiter de notre séjour en ces terres difficiles, nous apporte une clémence oubliée.

Retour tranquille vers la pousada pour prendre notre petit-déjeuner.

L’activité suivante, à la demande de Rik, est un nouveau tour en canasson. Clément zappe poliment, il ne supporte pas les chevaux, et la balade de l’avant-veille a réveillé quelques vilaines douleurs au dos, il reste à la Pousada.

Pour être honnête, il eut raison. Les chevaux avançaient à reculons, s’arrêtant sans cesse, marchant tels des escargots. De plus presque l’intégralité du trajet, pendant près de 2 heures trente, se trouvait dans des champs innondés, recouvert de 10 centimètres à 1 mètre d’eau. Les chevaux luttaient difficilement pour progresser dans une telle profondeur. Le Soleil tapait fort. Il faisait très chaud et la vie animale était presque totalement absente.

Heureusement, les moustiques étaient aussi en retrait.

Mis à part deux forts coups de Soleil aux mains, que je n’avais pas couverte de protection, je ne retiendrais que l’ennui de cette excursion.

Le repas du midi, notre dernier dans le Pantanal, se poursuit par une sieste avant un dernier tour autour de la pousada à la recherche de quelques bestioles et bestiaux pour une ultime photo.

Nous sommes un peu déçus de voir arriver notre bus de départ avec une heure d’avance. Nous repartons vers la civilisation dans un bus climatisé, croisant quelques troupeaux de capybaras, un ou deux jacarés et une multitude d’oiseaux. Ce fichu chauffeur ne ralentira pas suffisamment pendant le trajet et tuera un Coati qui traversait la route, ça me donne envie de quitter le bus. Ces idiots travaillent pour transporter des amoureux de la nature et n’ont même pas la jugeote de prendre 3 minutes pour laisser traverser la route quelques pauvres animaux…

Arrivés dans la pousada de Joël, Ecoverde, ma première tâche, importante, corriger le wifi qui ne marche toujours pas. Je galère un peu avec les moyens du bord, mais finalement la solution est toute simple, ce sont les serveurs de noms du fournisseurs d’accès de Joël qui sont partiellement cassés, je les remplace par deux DNS ouverts, et roule ma poule.

Soirée paisible autour d’une pizza sur la place voisine de la pousada de Joël Souza, Ecoverde, avec nos amis Rik et Clément. Pour la première fois depuis quatre jours nous ne nous lèveront pas le lendemain avant 5 heures du matin, mais le jour me réveillera tout de même une grosse heure plus tard.

Le mercredi 21 mars 2012 sera un journée logistique, lessive, récupération des emails, mise à jour du blog, un peu de travail, reflexion sur la suite. Aller à Manaus ou pas ? La ville ne semble présenter aucun intérêt, mais les expéditions dans la jungle sont tentantes.

Que faire ?

Nous remettons à plus tard cette décision et partons avec nos amis Rik et Clément pour un bon dîner dans une churasqueria à 20 minutes à pieds de la pousada de Joël. Rik et Clément partent ensuite profiter de la nuit Cuiabienne alors que nous rentrons doucement à la pousada avec Leeloo.

Jeudi 22 mars 2012, nous quittons Cuiaba pour rejoindre la Chapada dos Guimarães.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :