Irlande, octobre 2016, toilettes et assurance auto

Au mois d’octobre, beaucoup de notre temps libre est consacré à deux activités, la construction de toilettes aux rez-de-chaussée de notre nouvelle maison, et la quête d’une assurance auto.

Toilettes au rez-de-chaussée

En octobre, nous finissons un des chantiers de la maison, l’installation de toilettes au rez-de-chaussée.

Présentation sous l’escalier

Depuis l’achat de notre nouvelle maison, en juin, nous pensions ajouter des toilettes supplémentaires. La maison ne comportait en effet qu’un seul jeu de toilettes dans la salle de bain à l’étage. De nombreuses petites maisons arrivent à caser des toilettes sous les escaliers qui montent au premier étage, et nous pensions faire de même. Notre nouvelle maison est très petite, et selon l’avis du précédent propriétaire, il n’y a pas suffisamment de place.

Nous avons fait faire un devis à une société spécialiste dans la réalisation de toilettes sous escaliers, mais leur proposition se monte entre 7000 et 9000 euros. Ils veulent déplacer une partie du mur de la cuisine, retirer la porte existante pour en rajouter une nouvelle, prolonger une cloison, et encore leur prestation de base inclut un sani-broyeur et même pas une évacuation classique.

Notre plombier favori lui, refuse carrément de faire le boulot, pas assez de place, pas moyen de faire quelque chose de correct. Au moins il est franc, et suggère même à Céline que je devrais le faire moi-même, ce sera tout aussi mal fait que s’il le fait lui-même.

Je le prends donc au mot et me lance dans la réalisation de ces toilettes…

La première étape consiste à ajouter une évacuation. Nous avons temporairement envisager d’utiliser un sani-broyeur qui ne nécessiterait qu’un petit tuyau, mais notre plombier nous le déconseille, indiquant qu’une évacuation ne nécessite que 1cm de dénivelé par mètre, ce qui est sans doute possible dans notre situation.

En effet, il y a environ 4 mètres entre le tuyau d’évacuation principal et l’emplacement des nouvelles toilettes, ce qui nécessite juste 4 cm d’écart. Mais ce n’est pas si simple, car je voudrai avoir au moins 1.5 cm par mètre, pour ne pas avoir le minimum, et il faut ajouter un T au niveau de l’évacuation actuelle, ce qui empêche d’avoir le tuyau d’évacuation au ras du sol.

Ajout d’un T pour connexion avec les toilettes du rez-de-chaussée

Le tuyau d’évacuation fait 11 cm de large, avec 6 cm de dénivelé, on arrive à 17 cm. Nous trouvons des toilettes avec le départ de l’évacuation à 19 cm, mais un T, même au ras du sol, rajoute 6 cm… Nous avons alors deux solution, premièrement, creusé la dalle béton au niveau de l’évacuation actuelle pour inséré le T plus bas, ou alors sur-élever les toilettes…

Je choisis la première solution et passe plusieurs jours à martelé le béton dans le coin de la cuisine avec un ciseau à béton. Ce n’est pas simple car le tuyau est très proche du mur, et tout est confiné dans un petit espace difficile d’accès, autant vous dire que j’ai mal au dos (et un peu partout ailleurs de rester accroupi pendant des heures…).

Finalement, je parviens à installer un T, et le rajout du tuyau d’évacuation vers l’emplacement des nouvelles toilettes ne pose pas trop de problème.

La seconde partie consiste à construire les cloisons des nouvelles toilettes. C’est très long, j’y mets deux mois en bossant le week-end, car je veux réaliser des tasseaux qui s’emboîtent pour plus de résistance. Je couvre le tout de plaque de placo-plâtre. Mais entre temps, les toilettes, sont fonctionnelles, et s’il manque une porte, ce n’est pas trop grave quand nous sommes en famille, nous rajoutons simplement un drap quand nous avons des invités à la maison.

Mais petit à petit, les toilettes se font. Pour la porte, je choisis une porte avec 60 cm de largeur, 80 cm serait trop grand. Je la biseaute en haut et la consolide avec des tasseaux en travers pour rigidifier la structure. Fin octobre, nous avons enfin nos nouvelles toilettes quasiment fini, reste juste à peindre les murs, mais ce n’est pas urgent…

Acheter une voiture

Autre grand projet du mois d’octobre, l’achat d’une voiture. J’ai passé beaucoup de temps depuis cet été sur les sites de vente de voitures d’occasions en Irlande. Il y en a deux principaux, http://www.carzone.ie et http://www.carsireland.ie.

Je préfère http://www.carsireland.ie car il y a une catégorie « 7 places », qui est ce que nous cherchons. C’est plus ennuyeux sur Carzone car il faut connaître plus ou moins les modèles 7 placesà l’avance. En même temps, il n’y a pas énormément de choix surtout dans nos prix, entre 2 et 6 mille euros. En Irlande, les modèles 7 places les plus courant sont les Citroën C4 Grand Picasso, Renault Grand Scenic, Mazda 5, Ford C-Max, S-Max ou Galaxy, Volkswagen Touran, quelques Sharan, Toyota Corolla Verso ou juste Verso, et on a fait le tour.

Mais finalement, un autre modèle est assez répandu en Irlande, c’est la Hyundai Trajet, une familiale basique mais robuste de la marque Coréenne. Quasiment inconnu en France, on trouve le Kia Carnival, du même groupe, qui reprend les mêmes bases. C’est une voiture lourde, avec une motorisation un peu ancienne, un gros deux litres essence basique qui ne développe que 136 chevaux et 190 NM, tout juste ce qu’il faut pour tirer les 1.9 tonnes de la lourde carcasse.

Cerise sur le gâteau, les Hyundai Trajet ne sont pas très prisée, peut-être parce qu’elles consommes 10 litres au cent, peut-être parce que la vignette annuelle coûte 700 euros, contre 400 pour la plupart des diesel un peu plus moderne, mais nous dénichons un modèle avec seulement 90 000 kilomètres pour 2850 euros, vendu par un particulier, en très bon état.

En Irlande, la vignette se paye tous les ans, les modèles fabriqués jusqu’en juillet 2008 sont classés selon leur cylindrée, c’est pour cela qu’on trouve beaucoup de petit moteur essence sur le marché de l’occasion un peu ancien,  depuis juillet 2008, c’est le taux de CO2 qui est désormais le critère du barème, et les petits moteurs diesels on remplacé les essences sur les occasions postérieure à cette date.

Notre Hyundai Trajet a plutôt un gros moteur et la taxe est chères, mais pour avoir, par exemple, un Touran datant d’après 2008, avec un 1.6l diesel, 390 euros de vignette, avec aussi peu de kilomètres, il faut compter entre 6 000 et 8 000 euros, avec 300 euros par an de vignette en moins, il nous faudra plus de 10 ans pour que l’achat de la Hyundai devienne moins intéressant. Qui sait où nous serons dans 10 ans, et d’ici là nous aurons sans doute une nouvelle voiture…

L’achat lui-même est très simple, nous virons l’argent au propriétaire, il rempli un papier qu’il envoie aux autorités, et nous pouvons partir avec la voiture. Quelques semaines plus tard, nous recevrons par la poste la carte grise de la voiture.

Assurer une voiture

Acheter la voiture n’est malheureusement pas la seule partie pour pouvoir rouler en Irlande, il faut aussi s’assurer… Et s’assurer quand on vient de l’étranger et que nous n’avons jamais conduit en Irlande ou au Royaume-Unis, c’est compliqué, ou, plutôt, c’est cher !

Les premiers devis que nous réalisons s’échelonnent entre 1600 et 2400 euros par an ! C’est hors de pris comparé à notre référence de 200 euros que nous payions pour notre Golf à Paris… Mais nous devons nous faire à l’idée, assurer une voiture à Dublin, ou en Irlande en Général, est très cher; depuis 2012, les prix augmentent entre 20 et 30% par an ! L’excuse officielle est que les prix étaient trop bas et tous les assureurs ont bu la tasse; explication qui me semble bien maigre, ce n’est pas comme si le business d’assureur de voiture était nouveau… On pourrait s’attendre que le minimum de la part des acteurs historiques de l’assurance est justement qu’ils sachent assurer leurs arrières, c’est leur boulot, après tout….

Mais non, c’est pour tout le monde pareil et même le fidèle irlandais assuré depuis 20 ans payera entre 500 et 1000 euros pour assurer sa voiture au tiers. Ce qui reste tout de même moins que nos premiers devis, principalement dû au bonus.

Conduisant pour la première fois en Irlande, notre bonus est à zéro, car nos années de conduite sans accident en France ne sont pas prises en compte. Nous cherchons donc à trouver un assureur qui serait près à les considérer. Allianz semble pouvoir accepter les années sans sinistre françaises, mais toute la difficulté est d’arriver à faire discuter les employés de notre ancienne assurance, la GMF, qui ne parlent pas anglais, avec les employés de notre nouvelle assurance, Allianz, qui ne parlent pas français.

Car échanger un papier qui stipule que nous n’avons pas eu de sinistres depuis que nous assurons notre Golf, en 2010, serait trop simple, non, il faut qu’un employé de la GMF parle de vive voix avec un employé d’Allianz… Nous parvenons à les convaincre qu’un mail venant de la GMF serait assez convaincant, mais pendant plus de deux semaines impossible d’y parvenir, alors que notre nouvelle voiture attend tristement chez son gentil précédent propriétaire qui accepte de la conserver tant que nos pérégrinations ne sont pas terminées.

Finalement, Leeloo parvient à négocier avec la GMF pour trouver quelqu’un qui parle anglais chez eux, se déplace dans les bureaux d’Allianz à Dublin, appelle la GMF en direct, et incite les personnes d’Allianz de prendre contact avec leur administrateur système pour vérifier le spam de leur boîte au lettre, ou évidemment le mail de la GMF ne manque pas d’arriver. Le mail initial devait s’y trouver aussi, mais apparemment les employés n’ont pas accès directement au spam reçu par l’entreprise, seul les administrateurs le peuvent, et il faut le faire rapidement sinon tout est effacé…

Bref, beaucoup de soucis, mais cela paye, notre assurance passe de 1600 euros à 850 euros, c’est encore très cher, mais à ce niveau là nous sommes dans le haut du panier des standards irlandais, alors nous ne pouvons sans doute plus y faire grand chose, si ce n’est attendre deux ou trois ans et changer d’assurance pour une plus compétitive…

 

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