Marathon de Paris 2013

Warly avant le marathon de Paris 2013
Dimanche 7 avril 2013, j’ai couru le 37ème marathon de Paris avec mon ami Chty. C’était la troisième fois que je courais cette épreuve. Une première fois en 2007, pour mon premier marathon officiel, en 2011, incognito, puis cette année.

Ce fut une belle journée, et les 38 690 coureurs ayant franchi la ligne d’arrivée profitèrent d’un beau Soleil tout au long de la course, la température grimpant tranquillement de 0⁰C le matin à 8⁰C à midi, conditions presque idéales.

Le marathon de Paris

Le marathon de Paris est le sixième plus grand du monde en nombre de participants. 50 000 personnes s’inscrivent, mais généralement une vingtaine de pourcent ne prennent pas le départ. En 2013, 39 967 personnes étaient présentes lors du coup d’envoi. Il est intéressant de noter que 38 690 ont franchi la ligne d’arrivée,  soit seulement 1 300 abandons.

Je dois reconnaître une très bonne organisation, mais je suis choqué par l’augmentation importante des tarifs ces dernières années, ainsi que par le système d’inscription. Le tarif de base est de 65 euros pour les 8 000 premières places, ensuite les tarifs grimpent, 80 euros pour les 12 000 suivantes, 95 pour 20 000 de plus et 110 pour les 6 000 dernières.

En 2007, le tarif était de 53 euros les premières places, c’est 23% d’augmentation pour une inflation de 10% sur les six  dernières années (2007-2013). De plus, les 8 000 premières places partent en quelques heures, il faut donc cliquer frénétiquement le jour de l’ouverture des inscriptions en ligne pour espérer avoir une réponse du serveur surchargé et pouvoir s’inscrire au tarif de base, sinon c’est 80 euros minimum. Qu’un tarif préférentiel existe pour inciter les inscriptions et prévoir au mieux l’organisation, soit, mais quand toutes les places se vendent en quelques heures, c’est vraiment de l’abus, et je crois bien que je ne courrai plus le marathon de Paris, même si l’organisation est correcte, je ne pense pas qu’elle mérite plus de 60 euros, c’est vraiment cher.

Il est vrai qu’on retrouve un grand nombre de stand de ravitaillement, tous les 5 kms, qui proposent bananes, sucre, raisins secs, oranges et eau. Par contre, à ce tarif-là, on aimerait un peu plus que deux cabines de toilettes dans les sas de départ, et sans doute 10 fois plus sur le parcours, sauf si personne n’est gêné de voir les coureurs uriner un peu partout pour ne pas faire la queue (moi le premier).

Un grand bravo pour le départ par vagues, nouveauté de 2013, cela aide vraiment à prendre une allure de course dans les premiers kilomètres. Jusqu’alors le départ était donné pour tout le monde simultanément, quelque soit le temps visé, et jusqu’à Bastille il fallait piétiner pendant 5km en attendant d’avoir un peu d’espace.

La course

Il faisait froid en ce matin du 7 avril, moins de zéro degrés sur Paris, et je n’ai pas eu chaud sur ma moto à 6 heures entre Gif-sur-Yvette et l’appartement de Chty, dans le 11ème à Paris. Nous sommes partis en short de chez lui pour trottiner jusqu’au métro et rejoindre notre sas « 3h30 ». Nous nous réchauffions comme nous pouvions durant la demi-heure d’attente avant le départ, et nous franchîmes finalement la ligne de départ 11 minutes plus tard.

Dès les premiers kilomètres, ma vitesse est déjà à moins de 5 minutes par kilomètres. Rapidement Chty, blessé au tibia, m’incite à partir seul, le rythme est trop soutenu pour lui. Me voilà donc dès Rivoli seul au milieu des 39 000 autres coureurs.

Je zappe le premier ravitaillement, toujours source de grand ralentissement, j’ai avec moi suffisamment de barres de céréales et une bouteille d’eau pour tenir jusqu’au prochain, au kilomètre 10.

Je bois régulièrement, une gorgée toutes les dix minutes, j’ai toujours ma bouteille à la main. Je mange une barre de céréales ou un bout de banane toutes les demi-heures. Manger plus me donne mal au ventre, et je ne supporte pas les gels énergétiques. Il faut bien connaître son organisme pour faire un marathon.

Je suis bien, je n’ai pas un entraînement très poussé, mais je maintiens mon allure d’environ 4 min 50 par kilomètre. Il y a plusieurs ralentissements dès que la chaussée est un peu étroite, la sortie du bois de Vincennes par exemple, ou lors de virages serrés, à certains passages dans Paris. C’est l’occasion de manger un truc et souffler un peu.

Je tiens mon rythme jusqu’au 32ème kilomètre, avec peu de soucis si ce n’est une grosse ampoule sous le pied gauche. Mais au delà mes jambes se durcissent, je ne suis pas assez entraîné sur longue distance et mes jambes manquent un peu de peps sur la durée. Il faut dire que mon dernier trente kilomètres remontait au mois de décembre, alors que j’aurais dû en faire un par mois…

Bref, je termine comme je peux, perdant petit à petit l’avance que j’avais accumulée, mais je parviens cependant à rester en dessous de 3 heures 30 en finissant en 3 heures, 28 minutes et 42 secondes, environ 5 minutes de mieux qu’il y a deux ans, c’est déjà ça !

La sortie du marathon est longue, plusieurs kilomètres à petits pas, à cause du mal et de la foule, mais on mange une pomme, on boit un truc, on gagne une médaille, on récupère son tee-shirt. Les visiteurs impatients de retrouver leur proches me font toujours un peu râler, agglutinés aux grilles, ils créent un bouchon, et c’est assez frustrant quand on a mal et qu’on voudrait s’éloigner de la foule et se reposer un peu.

Cette année les puces de suivi étaient intégrées aux dossards, pas besoin de les rendre, pratique.

Je parcours tranquillement les deux kilomètres qui me sépare de notre point de rendez-vous. Mon pauvre Chty a dû marcher depuis le kilomètre 35 à cause de sa jambe, pas de chance…

Nous rentrons tranquillement chez lui en faisant le point sur notre course.

Si je ne refais pas le marathon de Paris à cause de sa politique tarifaire, je garderai néanmoins un très bon souvenir de cette édition 2013 !

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :