GR54, du refuge de la Muzelle à Valsenestre par le col de la Muzelle

Le lundi 11 juin 2012, avec Chty, Aurélie et Leeloo, nous sommes partie du refuge de la Muzelle pour aller jusqu’à Valsenestre par le col de la Muzelle, en suivant le GR 54.

Itinéraire GR54, Refuge de la Muzelle – Valsenestre  
Distance 9km
Dénivelée positif +534m
Déniveléee négatif -1321m
Altitude min 1295m
Altitude max 2625m
Durée 7h25

La température n’a pas baissé significativement dans la petite section d’hiver du refuge de la Muzelle, 9 degrés au petit matin. Réveil à 6 heures 30, 11 heures de sommeil ! La pluie a cessé.

Je gratifie mes compagnons d’un gâteau de semoule au lait en poudre et au chocolat, que je trouve très bon ; mes invités ne semblent pas du même avis, mais à défaut de rien…

8 heures 30, départ du refuge, quelques rayons de Soleil nous donnent espoir d’une journée sans pluie, mais le temps change vite et dix minutes suffisent pour qu’un grand manteau de brouillard nous enveloppe et nous donne quelques frissons. Nous reprenons la route, le lac de la Muzelle est rempli à ras-bord. Les randonneurs croisés la veille nous avait prévenus que nous allions rencontrer beaucoup de neige. Le col de la Muzelle en lui-même semble dégagé mais l’ascension est toute blanche.

Le Soleil va et vient et le vent souffle le chaud et le froid sur la prairie détrempée que nous traversons avant d’attaquer la montée. Nous profitons de deux cents mètres de grimpette au sec, une petite heure, puis nous nous engageons sur le névé. La neige est dure, légèrement fondue sur le dessus, très praticable. Encore 200 mètres de dénivelée sans réelle difficulté, la neige facilite même notre ascension.

Les choses se compliquent pour les cents derniers mètres, la partie la plus escarpée avant le col. L’épaisse couche de neige, sans doute un bon mètre, peut-être plus, subit plus directement les rayons du Soleil, elle est très meuble, nous nous enfonçons jusqu’aux cuisses. Commence alors un long travail de déblayage, j’ouvre la voie en tassant la neige. C’est fastidieux, heureusement mes bâtons m’évitent de nombreuses chutes. Je les prête souvent à Chty pour qu’il avance à son tour, Leeloo fait de même avec Aurélie. Les derniers 30 mètres de montée sont dégagés, mais c’est loin d’être une chance, la roche en ardoise mouillée se transforme en boue glissante, c’est pire que la neige ! Heureusement notre peine est courte, et nous atteignons finalement le col. Il fait un froid de canard, mais nous sommes trop affamés pour descendre un peu avant de manger, nous dévorons nos sandwiches sous un vent glacial, terrés entre les rochers pour limiter notre exposition. Je n’ai pas sortie ma corde pour l’ascension, mais c’était moins une.

Mes mollets sont au sec, grâce à mes guêtres, je suis assez content des chaussures Décalthlon de trail imperméables TR2, elles accrochent bien et j’ai toujours les pieds au sec malgré une heure de pataugeoire. Col de la Muzelle, 2625 mètres, le printemps n’a pas encore montré son nez par ici…

Contrairement au refuge de la Muzelle, le téléphone passe au col, j’en profite pour tenir informés mes parents de notre position.

La descente est impressionnante, en lacets serrés sur la pente raide, mais avec un bâton et de l’attention, tout se passe bien. Une fois le plus dur passé, nous terminons notre repas sous un coin au Soleil, dans l’herbe verte, vers 2100 mètres. Nous voyons en face de nous le col de Côte Belle que nous devrons passer le lendemain, heureusement complètement sec.

La descente vers Valsenestre est très agréable, le Soleil est revenu, il fait chaud, la vue est magnifique et le trajet roulant. Nous quittons le GR 54 à l’embranchement vers le col de Côte Belle pour deux kilomètres de marche vers Valsenestre, charmant petit village, le premier de la vallée. Une trentaine de vieilles maisons de pierre serrées les unes aux autres comme pour se tenir chaud, l’hiver doit être rude par ici.

Nous sommes accueillis à bras ouvert dans notre gite, Le Beranger. Sans hésité, nous prenons la formule demi-pension, impossible de faire des courses ici, et nous n’avons plus beaucoup de vivres. 18 euros la nuit, 40 euros avec le dîner et le petit-déjeuner, et 7 euros pour le casse-croûte du lendemain.

Je payais entre 30 et 40 euros il y a dix ans pour une prestation identique, les tarifs montent un peu plus vite que l’inflation, mais le gite Le Beranger est très correct, propre, les chambres de trois à quatre lits superposés sont suffisamment spacieuses, douches et toilettes en parfait état. Le tajine de notre dîner était délicieux et copieux, et nous avions entrée, plat, fromage et dessert.

Nous faisons tous notre petite lessive mais n’avons guère le temps de la faire sécher, la pluie arrive, elle durera toute la nuit…

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