Fin du séjour à Itatiaia

Dimanche premier avril, nous nous sentons bien dans ce petit hôtel Ypê au sein du parc Itatiaia à 180 kilomètres de Rio et nous avons décidé d’y rester une journée supplémentaire. Le parc regorge d’oiseaux et le temps ensoleillé malgré la prévision météo pluvieuse nous autorise quelques jolies photos supplémentaires des multiples animaux tournant autour des restes de fruits que l’hôtel dispense juste en face de notre suite. Ce matin, tout l’hôtel est en effervescence car un singe a chipé la gamelle de fruits et les deux petits conteneurs d’eau sucré pour les colibris. Ceux-ci sont suspendus sous la loggia, le singe tire la petite chaîne pour emporter le butin avec lui.

Le singe saute de toits en toits, s’approchant à quelques mètres des gens. Il est gros, bien 50 centimètres de haut, au pelage foncé. Il fait fuir les dindons volants en sautant dans leur arbre. C’est l’animation du matin. Il cherche d’autre chose à chiper, mais l’alarme est sonné et le personnel de l’hôtel retire tout ce qui pourrait se faire voler.

Durant l’après-midi, alors que le Soleil est revenu, nous partons explorer ce qu’il reste de l’hôtel Simon, qui a fermé. Cet hôtel se trouve à environ 1 kilomètre ou deux de l’hôtel Ypê, un peu plus bas. Depuis combien de temps est-il fermé ? Difficile à dire, sans doute quelques années. L’hôtel offraient de belles prestations, terrains de tennis, de mini-foot, et une piscine gigantesque, sans doute près de 100 mètres de long ! Nous serions curieux de savoir le prix pour racheter un tel domaine, en plein milieu du parc naturel, un million d’euros ? Plus vraisemblablement entre 5 et 10, le bâtiment principal est très grand, sans doute entre 30 et 50 chambres, peut-être même 100, difficile à dire. Des cabanes sont disponibles autour, un sauna, deux bars, une churrasqueria, la propriété doit bien faire un hectare ou deux !

Une fois de plus, de nombreux singes tournent autour de l’hôtel, venant chiper des goyaves, qui tombent au sol faute d’être ramassées. Des bananiers poussent aussi par dizaine, des bambous et même des courgettes ! Cultiver son jardin ne doit pas être trop compliqué par ici, à condition de se protéger des singes et des toucans…

Nous quittons l’hôtel Simon par la route carrossable. À son embranchement avec la route vers notre hôtel, nous croisons un bus qui dessert le parc, nous donnant l’idée de l’utiliser pour retourner au terminal de bus le lendemain. Le taxi était sympa mais deux tickets de bus nous coûteront sûrement moins chers que 50 reais. Nous remontons les 1,5 kilomètres nous séparant de l’hôtel, et profitons d’un dernier bon dîner, notre dernier ici…

Lundi 2 avril 2012, nous nous réjouissons une dernière fois devant tous ces oiseaux, croisons de nouveau le macaque venu faire ses courses, puis nous allons prendre le bus un peu plus bas. 2 reais par personne, c’est fichtrement moins cher que les 50 reais du taxi, si nous avions su ! Mais ce n’est pas si simple car ce bus ne passe pas directement au terminal de bus d’Itatiaia, il faut demander au chauffeur de nous déposer à proximité, et nous devons marcher environ 800 mètres.

Nous attendons notre bus vers Rio en grignotant quelques restes de notre pique-nique de l’avant veille. C’est reparti pour Rio, par la même route que nous avions empruntée le 24 février, voilà déjà plus d’un mois ! Nous nous retrouvons en terrain conquis dans le terminal de bus Novo Rio, et un trajet de bus plus tard nous rentrons dans notre auberge, au nord de Copacabana, CabanaCopa, trouvée sur le site hostelworld.com. Pas la meilleure auberge de la ville, mais une des rares plutôt bien notée avec de la place pour nous deux jusqu’à mercredi 4 avril, date de notre vol retour pour la France.

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