Randonnée des trois pics à Itatiaia

Dans le parc d’Itatiaia pour la fin de notre voyage, contre toute attente nous nous réveillons le samedi 31 mars sous un beau ciel bleu. La météo était plutôt pessimiste sur le lever du brouillard. L’hôtel do Ypê où nous séjournons se trouve en hauteur à 1250 mètres d’altitude et nous offre une superbe vue sur la partie basse du parc. Dès le matin des dizaines d’oiseaux viennent picorer dans les gamelles de restes offertes par le personnel de l’hôtel. Nous devrions déplorer cette pratique, ce n’est pas lui rendre service que de nourrir à moindre frais la vie sauvage, mais c’est tellement magique de voir tous ses oiseaux tourner autour de nous, colibris, oiseaux multicolores, pic à la crête rouge ou jaune, petits et grands toucans !

Et ce matin, en invité spécial, le macaque du coin venu lui aussi chiper des bouts de pastèques ! Il passe par le toit, descend le long d’un pilier, récupère un bout de pastèque et repart aussitôt pour le déguster sur le toit ! J’étais concentré pour prendre des photos des petits oiseaux, je ne l’ai vu qu’au dernier moment, et malheureusement je n’ai pas l’autofocus assez rapide pour en faire une joli photo. Heureusement Leeloo aura l’œil et prendra une bonne photo de ce singe alors qu’il nous regardera avec envie prendre notre petit-déjeuner.

Il faut profiter de ce beau Soleil ! Nous demandons un panier pique-nique au restaurant et partons sur le sentier des trois pics ; nous avons parcouru le début hier en suivant les singes. Le sentier est très large et agréable au début, puis nous prenons l’embranchement qui monte au niveau de la forêt de bambous. Et rapidement la route alterne entre de charmantes sections comprenant petits escaliers et ponts de pierres enjambant les difficultés et de beaucoup moins charmantes sections où nous aimerions jouer de la machette pour trancher ces satanés bambous dont les pousses sont recouvertes d’un velcro extrêmement abrasif pour la peau !

Trois heures plus tard, le sentier grimpant doucement le long du pic devient plus chaotique. Nous avançons comme des escargots sur de grosses pierres, très glissantes avec la pluie de la nuit. Nos pauvres petites baskets en fin de vie, suffisantes par temps sec, sont bien trop usées pour nous donner une adhérence correcte. Encore une heure, nous fatiguons, toujours pas la fin du sentier en vue. La route devient plus complexe, nous hésitons, rebroussons chemin. Punaise ! Je glisse et me retrouve les fesses dans l’eau, le coude écorché.

Les pierres glissantes se multiplient, il faut escalader de plus en plus, nous jugeons plus prudent de ne pas aller plus loin, nous revenons un peu sur nos pas pour trouver un coin sympa, pause déjeuner auprès d’un torrent offrant une vue un peu dégagée, et un coin sec ou poser nos popotins.

Le retour à l’hôtel est fastidieux, le terrain très glissant et nous tombons plus d’une fois, nous apprécions finir la soirée auprès d’un bon feu dans la petite cheminée de notre suite. Mise à part notre petite intolérance à la soupe de pois, nous sommes plutôt satisfaits des repas dans cet hôtel. Toujours sous la forme de buffet, les plats changent de jour en jour, ce n’est jamais de la grande cuisine, mais nous avons toujours une ou deux viande, un poisson, du riz, des crudités, salade, tomates, carottes, quatre ou cinq gâteaux différents en dessert, des fruits. Bref, nous nous délectons de ces quelques jours de calme ici. Le temps n’est pas splendide et il pleut souvent, mais nous avons suffisamment de Soleil pour faire des petites balades, et c’est envoûtant de voir tous ces oiseaux, ces singes, tant de plantes verdoyantes que nous ne trouvons qu’en pot chez nous, ces bananiers, goyaviers, ces immenses bambous…

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