L’enfer à Itatiaia

Vendredi 30 mars 2012, 1 heure du matin, premier réveil, mal au ventre, je me tourne et retourne. Je tente de me rendormir, ce n’est peut-être qu’un mauvais rêve, une erreur de jugement, un mélange d’une autre réalité.

3 heures du matin, une décharge de gaz m’enflamme la bouche, c’est affreux, mais qu’est-ce que j’ai bien pu manger ? La soupe de pois ? Leeloo semble bien dormir, c’est sans doute quelque chose dont je suis le seul à avoir mangé. Des tomates ? La pastèque ? Le lait du petit-déjeuner ? Étrange, je ne vois pas comment quelque chose que j’ai avalé pourrait me provoquer ces remontées au goût ignoble ; la soupe de pois me semble plus vraisemblable… Arg, tentons de nous rendormir.

4 heures, je n’en peux plus, je commence à avoir très très mal au ventre.

4 heures 30, Leeloo bouge, me demande si ça va.
– J’ai mal au ventre, lui dis-je.
– Oh, me répond-elle, c’est affreux, j’en peux plus.
– Tu as mal au ventre aussi ?
– Oh la la, je suis toute ballonnée.
– J’ai quelque chose qui pourrit dans mon ventre, j’ai un goût terrible dans la bouche, je ne sais pas du tout d’où ça vient.
– C’est peut-être la soupe de pois, confirme-t-elle.

Peut-être… Quoi que ce soit, ce n’est vraiment pas agréable, et je ne dormirai plus de la nuit.

Heureusement l’après-midi nous allons déjà mieux et nous pouvons faire une balade le long de la route venant à l’hôtel. Nous parlons tranquillement quand subitement un singe traverse la route le long d’un bambou juste en dessus de nous ! Nous stoppons net et restons silencieux quelques instants, tentant de voir si d’autres animaux vont suivre. Un autre semble présent un peu plus loin de la route, mais nous l’apercevons à peine. Nous continuons, et quelques mètres plus bas, nous voyons d’autres singes sauter d’arbres en arbres, mais ils sont loin de nous, en contre-haut, et la cime des arbres atteint facilement 20 ou 30 mètres.

Nous avançons encore un peu, puis nous décidons de revenir sur nos pas et suivre le début du chemin de randonnée montant aux trois pics, qui culminent à 1700 mètres et quelques. À peine 300 mètres plus loin, nous entendons les petits cris et les sauts des singes de branches en branches. D’abord loin, un, deux singes ; puis nous nous rendons compte qu’ils doivent être curieux et nous tournent autour, cinq ou six singes, peut-être encore plus, se promènent autour de nous. Certains d’entre eux s’aventurent très près, à deux ou trois mètres à peine ! Ils n’ont toutefois rien à craindre, protégés par les branchages, et nous auront bien du mal à grimper où ils sont, mais avec un fusil, pauvres animaux, ils ne pourraient guère nous échapper…

C’est assez formidable de voir tous ces singes, assez gros d’ailleurs, monter aux troncs éffilés, glisser le long des branches, se lancer dans le vide pour se rattraper aux branchages d’un autre arbre, leur agilité est surprenante, tout comme leur témérité ! De nouveau, nous profitons d’un bon feu de cheminée pour réchauffer notre soirée, il ne fait pas si chaud par ici, à peine plus de 20 degrès !

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