Arrivée à Itatiaia

Pour notre dernière semaine, nous voulions trouver un endroit tranquille et joli. Notre idée d’aller à Alta Floresta n’étant finalement pas bonne, nous sommes revenus sur São Paulo et nous avons pris un bus en direction du premier par national brésilien, le parc d’Itatiaia, fondé en 1937. La troisième plus haute montagne du pays se trouve dans ce parc, 2878 mètres. Itatiaia signifie « de nombreux rochers pointus » en Tupi-Guarani.

Sans trop y croire, nous partons à 9 heures 10 du charmant petit Hotel Alice à São Paulo pour tenter d’attraper le bus de 10 heures en direction de Resende. Sans chômer mais pas au pas de course, nous rejoignons le métro, ligne verte, 9 heures 20. Changement à Paraíso, ligne bleue, 9 heures 35, sortie à Tiété, un des nombreux terminaux de bus de São Paulo, 9 heures 47. Rapidement nous trouvons le point de vente Cometa, pas de file d’attente, parfait. Achat du ticket, 9 heures 51, quai de départ 26. Recherche du quai, le voilà, nous montrons nos tickets aux chauffeurs, 9 heures 55, remplissons les petits papiers, puis montons dans le bus, 9 heures 59.

10 heures 03, départ du bus, c’était large.

Trois heures de route vers le nord, nous croisons la ville d’Itatiaia pour nous arrêter à Resende. Nous reprenons aussitôt un bus en direction d’Itataia, où nous trouvons un taxi prêt à nous déposer à l’hôtel Ypé pour 50 reais. C’est toujours un peu rageant de payer 50 reais pour les treize derniers kilomètres sachant que nous avons aussi payé environ 50 pour les 250 premiers. Mais la petite route n’est pas extrêmement praticable, il pleut des trombes et il nous faudra près de 40 minutes pour atteindre l’hôtel. Ensuite le taxi doit retourner en ville, le prix est plutôt raisonnable, même si nous apprendrons plus tard qu’un bus parcourt 90 pour cent du trajet pour 2 reais…

Nous devons nous acquitter de 44 reais de plus comme droit d’entrée dans le parc, ici, rien n’est gratuit, et encore moins pour les étrangers. L’hôtel Ypé est le plus lointain dans le parc, à 13 kilomètres de la station de bus ; situé à 1250 mètres d’altitude, il ne fait pas chaud dans notre suite avec le temps couvert et humide. 310 reais par jour pour pension complète, piscine, guide pour les balades, Internet, sauna et sans doute quelques autres trucs sympas.

C’est un peu hors budget, nous tournons plutôt à 100 euros par jour depuis le début du voyage, mais pour ces derniers jours nous nous autorisons cet extra. Cela reste tout de même deux fois moins cher que notre séjour dans le Pantanal pour un standing nettement supérieur, et sans moustiques…

L’hôtel propose aussi des cabanes pour 30 reais de plus, mais sans Internet ! Nous préférons largement la suite proche de l’accueil qui nous permet de capter la borne Wifi. Le débit n’est pas trop mauvais mais la latence est phénoménale ! Plus de 850 ms, quasiment une seconde, cela signifie que pour n’importe qu’elle action, il y a un temps minimal de l’ordre de la seconde, auquel s’ajoute les temps de traitement, et avec la lenteur de Guy, c’est à s’arracher les cheveux, il faut parfois 15 secondes entre un clic et l’action ! Enfin, au moins nous pouvons continuer à faire nos sauvegarde, 30 ko par seconde en envoi, c’est correct.

Notre « suite » se trouve au bout d’un loggia en bois faisant le tour du restaurant. Pour sortir Nous devons suivre ce passage qui fait contourne le bâtiment jusqu’à la réception. Si le restaurant est ouvert, nous pouvons le traverser comme raccourci vers l’entrée. Notre appartement est constitué de 3 pièces, un première salle avec une petite cheminée, un canapé, une table et un frigo, une première chambre avec deux lits simples et un grand placard, puis une chambre plus petite avec un lit double. Une salle de bain complète l’inventaire. C’est spacieux et les nombreuses fenêtres nous donne une vue élargie sur les alentours. L’hôtel en hauteur nous permet d’apprécier toute une partie du parc, tout du moins quand le brouillard se lève un peu.

Mais l’attraction principale de l’hôtel, ce sont les deux distributeurs d’eau sucré pour nourrir les colibris, et la gamelle de restes de fruits. Des dizaines d’oiseaux virevoltent sans cesse autour de cette manne providentielle, dont de très nombreux types de colibris, marron, orange, vert, bleu, c’est magique. Mais beaucoup d’autres oiseaux profitent aussi de l’open bar, notamment ces superbes petits oiseaux avec tout un panel de couleurs, vert, bleu, orange, jaune, noir, nous avons l’impression que c’est presque faux tellement les couleurs sont vives !

Nous restons hypnotisés par ce ballet spectaculaire. La pluie continue, nous décidons alors de nous installer un peu plus confortablement et de travailler en attendant une accalmie. Le temps se rafraîchit encore, et en fin d’après-midi nous décidons de faire un feu dans la cheminée, il fait frisquet dans notre suite. Avec notre suite nous avons à disposition une caisse de bûches de bois et un tas de journaux pour allumer une flambée.

La nuit tombe, je vais tout de même faire un petit tour vers les différents bâtiments de l’hôtel. De multiples cabanes, sans doute un peu sur le modèle de celles que nous avions à Puerto Varas sont éparpillée autour de la réception. L’hôtel comporte une piscine extérieure ainsi qu’une intérieure, une salle de billard et deux saunas. Je reste dix minutes dans le sauna, mais tout seul c’est un peu ennuyeux, alors je retourne geeké avec Leeloo puis nous prenons le dîner à 20 heures, un grand buffet servi dans le restaurant, encore un peu de net puis dodo.

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