Passage éclair à São Paulo

Le lundi 26 mars 2012, nous quittons le Mato Grosso depuis l’aéroport de Cuiabá pour rejoindre la plus grosse mégalopole du Brésil, la gigantesque ville de São Paulo, qui regroupe près de 19 millions de personnes sur son aire urbaine. Parmi les plus grandes villes du monde, São Paulo est aussi le centre économique du Brésil. Ville produisant le plus de richesse dans ce grand pays, elle attire plus de 10 pour cent de la population du pays sur les 8000 kilomètres carrés qu’elle couvre. Fondée en 1554, la ville produit aujourd’hui plus de 12 pour cent de toute la richesse du Brésil, et fait partie des dix villes où la vie est la plus chère pour les expatriés, devant Londres, Paris et même New-York !

Si nous arrivons à 17 heures trente sur la piste de l’aéroport international de São Paulo, nous ne monterons dans le bus vers le centre-ville qu’une heure plus tard. 18 heures, déjà le Soleil s’en va et la nuit tombe. Du terminal de bus, nous sautons dans le métro pour rejoindre le quartier de Villa Mariana où Leeloo avait noté une adresse d’auberge. Nous croisons les doigts pour y trouver de la place.

Nous avons cette chance, mais l’auberge, pourtant bien notée sur hostelworld.com, nous déçoit beaucoup. Tout d’abord se dégage une impression de bazar, il y a beaucoup de monde, les lits sont en cartons et n’inspirent guère confiance, et puis l’équipe mettra bien trois quarts d’heure avant de finalement nous trouver un endroit où dormir, après nous avoir trimbaler dans trois chambres différentes, à la recherche de deux couches potables, dont le tiroir pour ranger nos sacs n’est pas cassé, ou dont ils n’ont pas perdu la clef…

Sans même dîner, nous nous endormons dès 21 heures. Je profite quand même du Wifi pour envoyer quelques photos vers warly.org, j’ai beaucoup de retard dans nos sauvegardes. Réveil matinal, nous traînons un peu, hésitons entre partir tout de suite où rester un jour de plus. Cette immense ville nous effraie et de plus nous aimerions passer nos derniers jours dans un coin tranquille. Nous décidons pourtant de rester un jour de plus, mais notre auberge étant complète, nous partons avec nos sacs vers un autre quartier, Peinheiros, Vila Madalena, au bout d’une des lignes de métro.

Et bien cette auberge, Hôtel Alice, chère à 50 reais par personne, 46 euros à deux, nous donne envie de rester ! Elle est propre, calme, Internet marche bien, des fruits sont disponibles toute la journée, c’est vraiment le jour et la nuit avec Global Hostel !

Nous nous installons confortablement, puis je pars faire un petit tour en ville, Leeloo n’est pas fana des grandes cités, elle préfère se reposer à l’hôtel et s’occuper du blog. En utilisant le métro, je suis en un quart d’heure place de la République, dans le centre de São Paulo. Le plus grand immeuble de la ville se trouve à un coin de cette place, Circulo Italiano. Et, bon plan, il est possible d’accéder gratuitement a l’´étage panoramique du 41ème étage chaque jour entre 15 et 16 heures. Il est 14 heures 45, parfait !

L’étendue de la ville est impressionnante, mais la vue est monotone, des immeubles et des immeubles et des immeubles. Seuls quelques reliefs se profilent à l’horizon, la vue de Rio du haut du Corcovado est autrement plus impressionnante ! Un brésilien m’explique les principaux points importants de la vue, églises, hôpitaux, facultés… São Paulo est une ville fonctionnelle, on n’est pas là pour rigoler !

Un nombre impressionnant d’hélicoptères sillonnent le ciel, São Paulo possètes en effet la plus grande flotte d’hélicoptères du monde, plus de 500 effectuant les trajets pour les chanceux pouvant se permettre le prix de la course. La ville est congestionné par les plus de 150 kilomètres de bouchons tous les jours des sept millions de véhicules qui s’entassent au raz du sol. Le nombre de voitures a quadruplé depuis 1980, au Brésil acheter une voiture neuve est si simple que quiconque pouvant apporter 300 reais par mois, environ 130 euros, peut se retrouver, à crédit, au volant d’une Chevrolet Corsa. Pourtant les voitures, à modèle équivalent, sont près de 40 pour cent plus chers qu’en Europe, 39980 reais, 17000 euros, pour une Fiat Punto de base, contre 12000 euros en France.

Pendant que nous y sommes au sujet du trafic, ne soyez pas supris, la nuit, de voir les voitures griller les feux rouges. Cette pratique ne reflète en rien la conduite chaotique brésilienne, car elle est en effet autorisée par la loi ! La nuit tombée, dans les grandes métropoles comme São Paulo ouRio de Janeiro, il est toléré de passer au rouge si le trafic le permet. De nombreux cas de ‘car jacking’ aux croisements peu passants incitaient les conducteurs à ne pas stopper au feux tricolores, il fut donc légiféré en leur faveur.

Mon petit panorama effectué, je m’éloigne de la place de la République en direction de la place de Sé, mais sur le chemin un orage éclate et des trombes d’eau me trempent en quelques trillièmes de seconde. J’enfile rapidement mon kway, protège mon sac, mais les rafales de vent m’incite à trouver refuge, comme tous les autres passants, au sein d’une galerie couverte. Des enseignes de magasins tombent sous les bourrasques ! Punaise, c’est dangereux.

Un quart d’heure d’attente, le temps ne s’améliore pas, tant pis pour mes pantalons et mes chaussures, je pars sous la pluie. La rue est remplie d’eau ! Jusqu’à cinq centimètres par endroit s’écoule dans cette rue piétonne en pente, mes pieds pataugent. J’arrive finalement à place de Sé sous une petite accalmie, mais le temps de faire un tour dans la cathédrale, la pluie reprend. Je décide alors d’abandonner ma visite, je reprends le métro et rejoins Leeloo au sec dans l’auberge.

Nous participons à la soirée pizza organisée par l’auberge, mais nous sommes un peu déçus, les brésiliens ne sont pas très fort en pizzas. Plus exactement nous n’avons pas encore mangé de pizzas très bonnes au Brésil. Ils n’utilisent pas de sauce tomate et les tapissent de catupiri, une sorte de fromage cremeux, ce n’est pas très fameux… Nous mangerons tout de même bien pour 5 euros par personne.

Le lendemain matin, nous partons aussitôt le déjeuner terminé pour attraper un bus en direction de Resende, ville étape vers le parc d’Itatiaia.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :