Petit tour de vélo à Chapada dos Guimarães

Après notre guérilla moustiquaire dans le Pantanal, nous prenons quelques jours off avec nos compagnons de lutte, Clément et Rik, dans les hauts plateaux du Mato Grosso, au sein de la petite ville de Chapada dos Guimarães, au milieu du parc national éponyme.

Samedi 24 mars 2012, notre randonnée de la veille agit comme un bon somnifère et nous ne partons vers le petit-dej que vers 8 heures 45, il se termine à 9 heures.

Ah, non, à 10 heures le samedi, ouf.

Enfin, cela ne les empêche pas de tout débarrasser à 9 heures 10.

Qu’importe, nous avons suffisamment mangé. Leeloo reste à l’hôtel et nous les hommes nous partons pour nos différentes missions.

Tout d’abord trouver un guide. Si nous ne pouvons pas du tout entrer dans le parc sans accompagnement, il nous faut visiter les agences et voir leur programme. 100 reais par personne dans la première, ouch, ce n’est pas rien. Deux balades nous tentent, mais pour le lendemain seulement : les cascades, notre rando loupée de la veille, ou la vallée du rio Claro, une visite en contre-bas des falaises.

Nous sortons pour discuter en allant voir une nouvelle agence. Le patron n’est pas là mais son fils semble nous dire que ses prix seraient seulement de 200 reais ou 250 reais pour les deux balades que nous aimerions faire ; intéressant. Nous prenons rendez-vous pour le soir, 18 heures 30.

Mission numéro deux, trouver un vélo. Nous avions la veille indiqué à Big Bike de nous garder 4 vélos pour le lendemain. Tu parles ! Big Bike, big fake oui, il nous a oublié et n’a plus de vélo, mince ! Clément tente de négocier la location de la moto qui se trouve dans le magasin, il a son permis et moi aussi, nous pourrions faire un tour en moto, mais à 100 reais la journée, c’est du vol ! Et puis il n’y a qu’une seule moto, en trouver une seconde sera sans doute compliqué.

Nous partons déçus. Nous voulons visiter deux cascades à 6 kilomètres de la ville. C’est envisageable à pieds mais nous aimerions vraiment y aller en vélo, nous aurions ainsi le temps de faire aussi un petit tour au point de vue, lui à 7 kilomètres dans une autre direction.

Nous avions vu la veille des vélos dans un autre magasin, mais il ne fait que les réparer… Dépités, nous pensons que notre randonnée vélo est tombée à l’eau. Au détour d’une rue, nous trouvons quelques vélos enchaînés, nous demandons, ils sont à vendre, combien ? Combien ! 550 reais pour ce vieux trucs ! La vieille, enfin, la dame, insiste pour que je fasse un tour. Et bien je peux te dire que c’est pas demain la veille que tu me vendras cette bouse qui ne passe même pas les vitesses et freine que dalle à 550 reais, ma grande.

Nous tentons de lui louer, 50 reais ! C’est du vol Big Bike nous proposait 25 reais ! Elle nous donne toutefois le nom d’une pousada qui loue des vélos, Bom Climat, à l’autre bout du patelin.

Bon OK allons-y, c’est notre dernière chance même si nous sommes déjà à peu près sûr d’un coup foireux. En plus il commence à pleuvoir.

Nous poireautons pendant que le voisin appelle le patron.

40 reais.

C’est cher, mais bon, c’est pas hors de prix et ça pourrait nous sauver la journée, allez, 150 reais pour les 4, tope-là. C’est pas simple de négocier au Brésil.

Nous retournons sous la pluie vers la pousada. Préparation faite, nous enfourchons les vélos à midi et quelques. Le mien est un vieux trucs dont les vitesses avant ne passent plus, je suis bloqué sur le plateau du milieu, ça aurait pu être pire… Nous nous en contenterons pour la journée ! Direction la petite route à l’est vers la cascade Geladeira, ou un truc glacé dans le genre.

Le chemin de terre rouge est joli en plus de descendre, nous patinons un peu dans le sable, passons en crachant à côté de la première cascade, 6 reais pour la voir ! Crève.

Bon, 7 reais pour la seconde, nous marchandons à 25 reais pour nous quatre, trois reais ne nous rendrons pas riches, mais nous serons pauvres un peu moins vite. Le petit chemin serpentant vers la cascade est mignon comme tout, toujours cette terre rouge contrastant avec la verdure, c’est un mélange toujours superbe.

Baignade au milieu des petits poissons sous la cascade, elle est suffisamment grande pour que l’eau tombante nous masse dynamiquement nos petits dos. Nous pataugeons encore un peu avant de reprendre la route. Le retour vers la ville est nettement moins amusant, la montée fait abondamment râler Leeloo. Je discute avec Rik de sa copine du Suriname. Ils parlent hollandais là-bas.

Petite sieste à la pousada avant de repartir pour ne pas louper le coucher de Soleil vers le point de vue, à 7 kilomètres de la ville. Nous arriverons à temps, mais un gros nuage nous masque l’astre du jour. La vue n’en reste pas moins magique et nous restons jusqu’à la nuit noire pour contempler les superbes couleurs du ciel, ces falaises rouges envoûtantes, et la vue de la vallée qui porte jusqu’à Cuiabá, à 60 kilomètres de là.

Retour à la lampe frontale vers la ville, heureusement il existe sur ce petit bout de route une piste cyclable nous protégeant des voitures folles.

De retour, nous rencontrons la personne de l’agence qui nous explique le programme du lendemain. Rendez-vous à 8 heures 30. Nous allons dîner dans un petit restaurant qu’il nous a conseillé, qui pour 10 reais propose des plats bons et copieux, bonne adresse qui ne paye pas de mine à deux pas de notre pousada.

Tout le monde est un peu vanné de la journée, et nous ne traînons guère avant d’aller au lit.

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