Salvador, Barra et les plages

Après nos deux petits jours, le 6 et le 7 mars 2012, dans le centre de Salvador, troisième plus grande ville du Brésil, nous décidons de rejoindre le quartier de Barra, beaucoup plus touristique et beaucoup moins flippant que les rues délabrés entourant le quartier historique, où les policiers eux-mêmes nous déconseillent de nous aventurer. À tel point que pour aller du quartier historique au port, les guides recommandent de toujours prendre l’ascenceur sans risquer de faire la courte distance à pieds.

Jeudi 8 mars 2012.

Il pleut toujours. Nous avons décidé de changer d’hôtel, celui-ci est un peu olé-olé. Il n’est pas le mieux placé du monde, encore que dans nos agendas surtout de jour, cela n’est pas trop gênant. Mais le wifi ne marche pas dans les chambres, il faut se trouver dans le couloir découvert pour capter la borne, nos lits n’avaient pas de draps, une fois de plus. La veille si l’ordinateur était en panne, pourquoi pas, mais ce soir elle savait bien que nous étions là ! Les lits ne sont pas très confortable, la salle de bain toilette sans porte, donnant sur la porte de la chambre, ce n’est pas très pratique quand l’un d’entre nous prend une douche et que l’autre veut sortir ou accueillir quelqu’un…

Nous nous demandons même si ce n’est pas plutôt un hôtel de passe qui cherche à élargir sa clientèle en se faisant référencer sur des sites comme booking, où nous l’avons trouvé. Il n’était pas cher, 70 reais la nuit, moins de 35 euros, mais étant donné l’état et le service, ça ne vaut guère plus. À noter toutefois l’énorme gentillesse des patrons, mais ça ne rattrape pas tout.

De plus, nous avons visité le principal du centre, nous pensons donc partir vers la côte où se trouvent les plages, autre grosse attraction de Salvador. Nous partons rejoindre Barra, le Copacabana de Salvador, grands immeubles, touristes à gogo et front de mer à deux pas. Nous avons trouvé un hôtel Villa Romana sympathique dans le coin, plus cher que Love Do Pelo, même deux fois plus cher, mais sur les quatre jours les prix s’équilibrent. Et puis il continue de pleuvoir, si nous sommes coincés à l’hôtel toute la journée, autant profiter d’un peu de confort.

Il va effectivement pleuvoir la majeure partie de la journée, nous laissant tout juste le temps d’aller visiter le fort de Santo Antônio qui comprend le phare Ouest d’entrée de la baie, et un petit musée sur l’histoire de la colonisation et des instruments de mesure des bâteaux. Claude profite du retour des vendeurs quand le Soleil pointe son nez pour marchander un collier de graines d’arbre à pain, il est joli.

Notre balade sur le bord de mer est un peu décevante, le mauvais temps rend la vue maussade, et la plage comporte de très nombreux rochers, elle n’est pas aussi accueillante que Copacabana ou Ipanema. Nous faisons une halte sustentatrice dans un petit restaurant du coin. Nous grignotons plus que déjeunons, pas beaucoup d’appétit.

Quelques remords de Claude nous font retourner vers le fort pour marchander de nouveaux colliers, Leeloo en prend aussi un pour elle, puis nous marchons de nouveau en suivant la mer, vers le nord. Notre promenade est courte, des gouttes reviennent alors nous nous autorisons une petite sieste à l’hôtel. Nous faisons une halte sustentatrice dans un petit restaurant du coin. Nous grignotons plus que déjeunons, pas beaucoup d’appétit.

Le temps passe vite, Claude va faire un tour à la piscine, je travaille un peu puis nous partons à la recherche d’un supermarché pour acheter de quoi faire un petit apéro. Le supermarché Perini n’est pas très loin et nous trouvons cacahuète, saucisson et pseudo-pain.

Nous terminons bien tranquillement la journée au bar de l’hôtel en sirotant des caipirinhas et en écoutant le discours de la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, la copine de Lula, en l’honneur de la journée internationale de la Femme. Sympa cette Dilma.

Vendredi 9 mars 2012, avant-dernier jour au Brésil pour Philippe et Claude, les ventres se nouent un peu.

Nous profitons du copieux buffet pour le petit déjeuner à l’hôtel, pas de pões de quejo mais trois ou quatre gâteaux différents, des oeufs brouillés, des jus de fruits frais, des cakes salés… Ensuite pendant que Claude et Philippe font leur sac, nous leur donnons quelques affaires qui ne nous serviront plus pour la fin du voyage : les chouettes, mais assez lourds, guides DK Eyewitness sur le Chili et l’Argentine, les chaussures de montagne de Céline, mon appareil Canon S80 cassé, un disque dur de photos et quelques babioles.

Nous partons ensuite en bus pour visiter les plages de Salvador. De nombreux bus passent sur l’avenue Oceanica, en front de mer, à 100 mètres de notre hôtel. Toujours aussi mouvementé, notre trajet nous même jusqu’à Itapuã, la plage toute proche de l’aéroport, bien au nord sur la côte atlantique.

Le bus ne nous laisse pas directement à la plage, bifurquant pour aller à l’aéroport. Nous marchons une demi-heure vers Itapuã, mais la plage n’est pas splendide, assez étroite et comportant de nombreux rochers. Nous faisons alors demi-tour pour repartir en direction de Salvador. Nous marchons une bonne heure sur la plage, maintenant large et composée uniquement de sable. Il n’y a pas beaucoup de monde, de multiples petites barraques sur le bord proposent à boire et à manger, et pour chacune un vendeur ne manque pas de venir nous vanter les mérites de son établissement.

Mais il est encore tôt et nous n’avons pas encore très faim, alors nous continuons notre chemin, en nous dépatouillant plus ou moins vite du vendeur parfois insistant. Nous arrivons finalement à un châpiteau regroupant plusieurs restaurants, nous en choisissons un au hasard. Celui-ci ne fait pas toujours bien les choses, le service est désordonné en plus d’être extrêmement long. Nous ne commandons pas grand chose, deux jarres de jus de fruit et des chaussons, mais nous attendrons près d’une demi-heure, et de plus en nous servant nos chaussons fourrés, la serveuse indique qu’elle ne sait pas les identifier !

Bref, pour un fois le service n’étant pas inclus d’office dans le prix, nous en profitons et la serveuse devra être un peu plus attentive si elle veut un pourboire la prochaine fois.

C’est cruel, un peu.

Voulant profiter encore d’une soirée calme à l’hôtel, nous reprenons un bus en direction de Barra. C’est un peu compliqué, des dizaines de bus différents passent mais nous ne savons pas vraiment lequel prendre. Finalement l’aide d’une personne du coin nous permet de retourner sans encombres vers notre hôtel.

Nous passerons une chouette petite dernière soirée ensemble, en mangeant cacahuètes, saucisson et fromage bleu dans la chambre de Philippe et Claude, en les quittant tôt car ils partent le lendemain matin à 4 heures 45 de l’hôtel.

Le matin du samedi 10 mars 2012, Leeloo ayant envie de faire pipi au bon moment, nous repassons vers 4 heures trente dans la chambre de ses parents pour un dernier au-revoir.

Bon voyage retour vers la France, nous vous rejoindrons dans 4 petites semaines !

C’est aussi un jour de départ pour nous, et après une grasse matinée jusqu’à 7 heures du matin, nous profitons d’un dernier copieux petit-déjeuner avant de partir avec toutes nos affaires en direction de la gare routière de Salvador. Celle-ci n’est pas très proche du centre et il nous faut bien 40 minutes de bus avant de l’atteindre.

Nous ne savons pas encore très précisemment comment nous allons remplir les 24 jours qu’ils nous restent avant notre départ de Rio. La côte atlantique nord au dessus de Salvador ne nous tente pas énormément, Recife, Natal, Fortaleza, toutes ses villes semblent être des petites Salvador, n’offrant que quelques plages. Natal permettrait d’aller nager dans une barrière de Corail, c’est tentant mais nous voudrions voir un peu autre chose que la mer.

Nous pensons globalement faire un tour du Nord du Brésil, les options sont dans le sens horaire ou le sens trigo, comme nous avons un peu marre des villes coloniales côtières et leur multitude d’églises barroques un peu toutes les mêmes, nous décidons de partir dans l’autre sens, vers l’Ouest, en direction de l’intérieur des terres, Brasilia, le Pantanal, Cuiaba, Manaus, l’Amazonie, puis retour vers Belem, São Luis, et ensuite nous verrons bien !

Notre première étape sera Lençóis, petite ville point d’accès du parc national Chapada Diamantina, sur la route de Brasilia.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :