Les chutes d’Iguazu – Argentine

Nous passons entre le 3 et le 6 mars quelques temps aux alentours des spectaculaires chutes d’Iguaçu. Nous sommes rentrés un peu déçus des chutes du côté brésilien, points de vue impressionnants mais marchandisation à outrance frustrante. Nous gardons toutefois un très bon souvenir du parc aux oiseaux, en face du parc d’Iguaçu.

Aujourd’hui, nous avons demandé un départ à huit heures, parce que nous, on rigole pas. Alors après mon ÉNORME croque-monsieur au pain complet du petit déjeûner, nous ne traînons pas et chauffons les passeport pour nous diriger en Argentine, oui, pour la version argentine des chutes d’eau, de l’autre côté du fleuve-frontière.

Il nous faut presque deux heures pour y parvenir, et nous ne pénétrons dans le parc que vers 10 heures du matin. Avides d’émotions, nous partons directement à l’attraction principale de ce côté-ci : la vue plongeante sur la gorge du Diable. Un petit train propulsé au gaz naturel nous dépose au départ d’une passerelle de plus d’un kilomètre qui traverse l’immense plateau du fleuve Iguazu, avec un z par ici. C’est à couper le souffle, cette masse d’eau s’engouffrant avec rage dans cet immense précipice de plus de 80 mètres de haut, difficile de ne pas rester bouche bée, captivé par le bouillonnement de l’eau pourtant si calme quelques mètres plus haut. Le vacarme est terrible, et nous sommes rapidement trempés par les projections de gouttes. Nous observons encore un peu cette gorge du diable avant de faire demi-tour, satisfaits de cette vision un peu terrifiante, ça doit faire mal aux fesses de tomber là au milieu !

Le petit train nous reconduit à la place centrale, d’où nous pouvons choisir différents chemins complémentaires offrant des vues sur cette partie plus en aval des chutes. Le clou du spectacle est bien la gorge du diable, mais des centaines d’autres chutes sont aussi très impressionnantes et très belles. Nous décidons de partir en direction de l’île San Martin, où un petit bâteau, compris dans le prix du billet, peut nous amener en traversant un petit bras du fleuve.

Le côté argentin comprend de multiples sentiers, inclus avec le ticket d’entrée, qui parcourent les différentes cascades ou simplement la fôret. Il existe des attractions payantes, comme le tour en bâteau qui permet d’aller voir la chute San Martin de tout près, mais le tarif de base permet de s’occuper largement toute une journée, pour peu que la marche ne nous effraie pas, pas plus que la chaleur. L’ombre est en effet suportable, mais avec l’humidité, rester au Soleil est très éprouvant. Nous décidons de grignoter quelques empanadas, entouré de Coatis, ces rongeurs nourris aux touristes, puis de partir vers l’île San Martin.

Le tour de l’île San Martin est rapide, en une petit heure nous avons pu admirer une vue plongeante sur la cascade, et un panorama sur des centaines de cascades parsemées de plantes tropicales donnant un contraste hypnotisant entre la blancheur de l’eau aux reflets verts émeraude, les touffes d’herbes vertes vives et les rochers bruns aux teintes rougeâtres. Il est 14 heures 30 et la fatigue se fait un peu sentir, la chaleur devient écrasante. Notre taxi ne doit revenir qu’à 18 heures pour nous récupérer, mais nous avions deux japonaises dans notre bus à l’aller qui partaient, elles, à 15 heures. Nous voulons tenter de repartir avec elles, nous forçons le pas, mais l’entrée du parc n’est pas toute proche ! Pour garantir notre succès, je pars en courant en éclaireur, c’est agréable de courir, ça me manque un peu, mais par une telle température c’est aussi éprouvant.

Heureusement tout est bien qui finit bien, je parviens à l’entrée du parc à 14 heures 55, et je croise le conducteur du bus quelques minutes plus tard, lui indiquant notre souhait de rentrer un peu plus tôt, aucun probême pour lui, et nous nous retrouvons dans la fraîcheur de nos chambres une heure trente plus tard. Fin de journée tranquille, nous profitons d’un peu de calme.

Moralité de cette belle histoire, le côté brésilien est sympa, mais c’est un peu l’arnaque, à choisir, si vous n’avez qu’un jour, sans aucune hésitation il faut faire le côté argentin. En deux jours, la vision brésilienne vaut la peine, avec un petit tour au parc des oiseaux.

Mardi 6 mars 2012, il est à nouveau temps de partir. Grasse mat jusqu’à 7 heures au moins. Notre avion pour São Paulo, où nous changeons pour Salvador, est à 14 heures 40. Nous décollons même du petit aéroport avec 10 minutes d’avance, les pistes ne sont pas encombrées par ici et comme tout le monde est là…

Bye bye, Iguaçzssu…

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