Curitiba, Paraná !

Curitiba est la plus grande ville des états du sud du Brésil. Avec 1.8 millions d’habitants dans la ville et plus de trois millions pour l’aire métropolitaine, c’est la quatrième puissance économique du pays, derrière São Paulo, Rio et la capitale Brasília. La ville se trouve sur un plateau à plus de 900 m au dessus du niveau de la mer.

Le voyage depuis Florianópolis avec le bus direct, et climatisé, Catarinense, nous permet d’apercevoir mer, collines et quelques brins de la Mata Atlantica pendant les quatre heures du trajet. Les paysages sont verdoyants, couverts des restes de l’immense fôret, la Mata Atlântica, qui occupait l’intégralité du Sud du Brésil quand les portuguais se sont pointés il y à 500 ans.  Désormais cinq siècles de déforestation ont eu raison de 88 % de cette dense fôret, et seul 4 000 km² persistent.

Nous arrivons dans l’immense terminal de bus de Curitiba sous une pluie battante. Nous patientons quelques minutes dans l’espoir que la pluie cesse, mais, sans  amélioration, nous sortons panchos, vestes, capotes de sacs et courage pour partir en direction de notre auberge. La route ne nous inspire pas confiance, nous ne croisons que des voitures le long d’une grosse avenue, de grands immeubles sur un petit mont nous surplombent. La pluie rend les lieux sombres et tristes, nous croisons une vieille ligne de chemin de fer en suivant aproximativement un reste de cartes Google maps téléchargée par Leeloo.

10 minutes s’écoulent et nous bifurquons dans l’espoir d’être au bon endroit, les maisons sont entourées de hauts murs protégés de surcroit par des rouleaux de fils de fer barbelés. Tout cela ne nous rassure guère mais nous trouvons ensuite rapidement Curitiba Casa Hostel, notre auberge, maison d’un vert vif, elle aussi derrière une lourde grille.

L’accueil est chaleureux, par chance nous ne sommes pas trop mouillés grâce à nos diverses protections contre la pluie. L’auberge possède un grand salon, une grande cuisine, notre dortoir de 4 lits est spacieux, ainsi que les autres chambres. L’auberge respire le neuf, les lumières s’allument toutes seules quand nous avancons dans les couloirs, les deux ordinateurs mis à disposition pour internet son des Pentium Dual Core E6700 avec 2 GB de mémoire contrastant avec les vieux roublons habituellement proposés, et la connexion internet nous permet en Wifi d’envoyer nos photos à 100 ko/s ! De quoi faire une sauvegarde de toutes nos photos, énormes images brutes de Leeloo comprises, cela nous avait était impossible jusque alors faute de bande passante.

Leeloo a très faim alors je flippe un peu et nous partons rapidement à la recherche de nourriture. Guère de choix en ce dimanche soir, nous finissons dans un fast-food brésilien où mon petit hamburger et ma demi-portion de frites pour 8 euros me font regretter le hamburger super-size que nous avions mangé sur les îles Chiloées pour deux fois moins cher…

Lundi 20 février 2012, nous quittons l’auberge assez tardivement après douche et lessive, vers 10 heures, en direction du terminal de bus. Nous n’avons pas une idée claire de notre programme pour la journée, mais nous voudrions en profiter au maximum, la météo n’est pas fameuse pour le reste de la semaine… Nous manquons de peu un bus touristique qui permet de faire le tour des points d’intérêts de la ville, ce sera pour plus tard…

Il existe une vieille ligne de chemin de fer datant de 1880 reliant Curitiba au port de Paranagua pour le transport de marchandises. Cette ligne, toujours utilisée, est aussi parcourue par un train touristique, la ‘Litorina’, traversant une partie de la forêt Máta Atlantica par de nombreux ponts et tunnels, sur un trajet spectaculaire.

Au premier abord, les tarifs ont de quoi surprendre, 188 reais par personne l’aller, soit près de 90 euros ! Mais en creusant un peu, cela est le tarif de la « Litorine de luxe », circulant uniquement le dimanche. En semaine un train plus basique parcourt le même trajet pour des tarifs moindre, 54 reais en économique, 74 en toursitique, 90 et quelques en exécutive, et encore plus cher dans le tarifs de riches. Et les prix sont encore plus intéressants sur le retour, sans doute pensons nous car les gens parcourant les 3h30 de l’aller préfèrent revenir en 1h30 en bus.

Nous choisissons donc de faire l’inverse, et nous prenons un bus pour 18 reais par personne pour Morretes, et un ticket de train touristique à 57 reais pour le retour. Le trajet en bus est encore plus court qu’annoncé, 1 heure à peine. Nous arrivons dans la petite ville de Morretes par une grosse chaleur.

C’est une petite ville charmante avec une rivière traversant le centre ville bordée de restaurants et de chemins de promenade, mais assaillie par les touristes ! Avec le carnaval, ce lundi est sans doute férié et les rues sont bondées ! Heureusement on trouve facilement des petits coins à l’ombre sur le bord de la rivière.

Notre petit tour effectué, c’est déjà l’heure de notre embarquement. C’est une opération épique, le quaie n’étant pas assez long, les passagers montent dans le train par vague, les wagons première classe dans un premier temps, puis le train se déplace et monte le peuple. Notre tarif touristique nous permet d’avoir des sièges dans le sens de la marche, car le dossier des banquettes permet d’avoir l’assise dans un sens ou dans l’autre (apparemment le train ne peut pas faire demi-tour). Attention aux tarifs économiques, ce n’est pas le cas et vous serez dans le mauvais sens au retour !

C’est vraiment mesquin et franchement ca n’apporte qu’une gestion encore plus complexe pour eux, c’est difficile de comprendre pourquoi ils ne font pas que deux classes plutôt que 4 avec chacune leurs petites caractéristiques, par exemple entre touristique et exécutive les fenêtres sont légérement plus grandes, et dans le choix de la boisson offerte existe de la bière, nous n’avons que de l’eau ou des sodas en touristique. Je crois qu’ils ont du champagne dans le top des tarifs, mais bon ils ont quand même le bruit infernal des wagons, la fumée de la loco de temps en temps et pas de clim comme tout le monde (attention il y a bien la clim dans la version litorina de luxe du week-end à 90 euros (ou 130 euros pour la version super luxe), et sans doute de leur bière pas bonne aussi, et, si ca se trouve, quelques cacahuettes)…

Enfin l’embarquement chaotique effectué, le petit train se lance sur les voies à un vitesse fulgurante avoisinant sans doute les 25 km/h (basés sur mes estimations suite à un relevé de durée de traversée d’un tunnel de 283 mètres). Le train fait un vacarme épouvantable, peut-être ont-ils des boulles quies en première ? Il est interdit de bouger entre les wagons (dès fois qu’on voudrait leur piquer une bière) et nous avons une guide qui nous surveille et nous raconte des trucs en portuguais (la version exécutive possède aussi une version anglaise). Mais Leeloo me traduit les trucs importants, comme je ne comprends pas tout (rien). Notre guide est très gentille, c’est une dame un peu âgée.

Je choisis une canette d’eau, c’est souvent mon choix par ici, ils mettent tellement du sucre de partout que si possible j’évite. Nous avons aussi une petite boîtes avec quelques biscuits, un cookie et des cacahuettes, oh ! Mince, je suis sûr qu’en luxe alors ils ont des noix de cajous ! Oh non malchanche car ça vaut trop la peine les noix de cajous. En effet, même produites dans le coin, ells sont deux fois plus chères qu’en France dans les supermarchés ! C’est incompréhensible, les moins chères que j’ai trouvées étaient à 30 euros le kilo environ, la plupart autour de 40 a 50 euros le kilo. C’est 15 euros le kilo le petit paquet dans notre Carrefour à Gif, et j’imagine dans les 9 euros le kilo achetées en gros paquet chez mon ex épicier du marché d’Alligre…

Bref, je mange pensivement mes cacahuettes en regardant se profiler devant moi la dense forêt, puis-je appeler cela la jungle ?

Le trajet est joli, certes, mais pas exceptionnel, nous passons par alternance sur des ponts, sous des tunnels, dans des sections de forêts denses, sur des viaducs avec une vue plongeante sur la vallée.

J’avoue que j’ai roupillé un peu, c’est trippant la première heure, mais trois heures trente c’est un peu long, le train pourrait bourrer un peu sur la fin…

Retour case départ, terminal du train, juste à côté du terminal de bus, à 15 minutes environs de notre hôtel, maintenant que nous connaissons la route. Passage au supermarché, nous nous offrons ce soir un plat de lasagnes aux champignons surgelées avec notre reste de fromage.

Ensuite, un peu de blog, un peu de surf et puis dodo !

Mardi 21 février 2012 nous partons dès 9 heures du matin pour la visite du jardin botanique, qui se trouve à 10 minutes à pieds de notre hôtel. Le jardin est un grand parc contenant des sections à thème, une serre tropicale, un parc à herbes aromatiques, etc. Une rivière remplie de poissons traverse le parc. Nous apercevons aussi qu’elle est parcourue de nombreuses tortues !

En observant les tortues, nous voyons une tortue Bob qui se laissait flotter tranquillement, portée par le courant. Une autre petite tortue Bill nageait dans tous les sens. Voyant une grosse tortue Joe sur une grande pierre sur le rivage, elle tente de grinper avec elle, mais abandonne, c’est bien trop dur ! Elle repart alors vers le large, et, voyant Bob flotter tranquillement, elle avance vers lui, prend sa respiration et plonge par dessous. Quelques secondes passent, et tout d’un coup Bob se réveille en sursaut et bouge dans tous les sens, Bill est venue lui mordiller le ventre par dessous ! Bob énervé prend alors Bill en chasse et toutes deux s’enfoncent dans les profondeurs des eaux opaques pour une course poursuite effreinée, quelles bouts-en-train ces tortues !

Nous loupons de peu le bus touristique qui passe devant le jardin botanique, alors nous décidons de marcher jusqu’au terminal de bus. Le premier bus est bondé, nous patientons 15 minutes de plus. Normalement la fréquence des bus est 30 minutes, mais pour le carnaval ils semblent avoir rajouter des bus supplémentaires. Malheureusement ils ne sont pas tous avec le toit panoramique. Nous prenons quand même le bus suivant, classique, ne voulant pas attendre un quart d’heure de plus.

Nous traversons tout le centre ville jusqu’à l’université libre du milieu ambiant, un joli parc avec des passerelles dans une forêt tres dense, comportant un amphitéâtre à ciel ouvert pour les étudiants. Le parc est charmant.

Le bus touristique coûte 25 reais, plus que les 16 annoncés dans notre guide. Pour ce tarif nous possédons 5 tickets, utilisables comme bon nous semble sur l’ensemble du parcours, même sur plusieurs jours.

Pour économiser un ticket, nous décidons d’aller à pieds vers notre point d’intérêt suivant, l’Opéra de Arame. Nous ne possédons qu’un plan sommaire, mais nous estimons la direction approximative. Nous ne marchons pas 500 mètres qu’un énorme 4×4 s’arrête pour nous demander notre destination. Il nous propose alors de nous y conduire. Leeloo monte devant, je monte à l’arrière à côté de la femme du conducteur avec ses deux petits enfants. Nous sommes un peu moins surpris que la précédentem fois où on nous a proposé, pour la Bodega Bonfanti, à  Mendoza. D’après le gars le coin peut-être parfois malfamé, surtout qu’on nous repère à 1 km à la ronde ! Bref, nous discutons un peu avec lui puis il nous dépose devant l’opéra, merci !

L’Opéra n’est pas très joli, un structure métallique grise et verte entourée d’eau marron, ca ne vaut pas le détour, hormi pour y assister à un opéra, peut-être. Nous quittons rapidement les lieux en direction du parc dTangua. Le parc se trouve à un kilomètre environ de l’Opéra. Dès l’entrée, nous voyons une grande fontaine terminée part une grande arche qui surplombe un lac en bas d’une immense falaise d’une cinquantainte de mètres.

Nous faisons un grand tour dans le parc, mais le Soleil commence à taper fort. Nous reprenons alors le bus touristique en direction du Parque Tangui. Nous fatiguons un peu, il est plus de 14 heures, nous n’avons pas encore mangé, il fait chaud…

Nous convenons de promener jusqu’au mémorial ukrainien, au bout du parc, puis de prendre de nouveau le bus pour rentrer manger à l’hôtel. Après une petite heure de marche Leeloo a trop faim, alors nous mangeons du pain sec avec des biscuits, c’est très bon (vus les alternatives). Une chienne nous observe, attendant sans doute quelques restes, mais nous, les restes, on les mange !

Tant pis pour le chien. À ce sujet il n’y a pas tant de chiens errant au Brésil, peut-être comme en France les récupèrent-ils ?

Le parc est joli, nous croisons un troupeau de caypibaras. La chienne, qui nous suivait, décide d’aller aboyer abondamment sur le troupeau. Elle n’est pas très grosse et un caypibara adulte doit bien faire 1 fois et demi son poids. Il y a aussi de nombreux petits caypibaras, garder par trois ou quatre adultes.

Nous observons dubitativement le chien, puis nous nous rendons compte que nous sommes dans une impasse… Une rivière bloque le passage, et pas de mémorial ukrainien… Nous revenons en arrière à l’intersection précédente, ne sachant trop si aller à l’Est où à l’Ouest. Un bus touristique passe et part vers l’Est, nous pensons alors que le  mémorial doit se trouver dans cette direction, car c’est l’arrêt suivant après le parc Tangui dans le parcours.

Une demi-heure de marche plus tard Leeloo exaspérée décide de prendre la gestion de l’itinéraire.

Puis, quand nous sommes définitivement perdus, nous rebroussons chemin jusqu’à l’intersection où nous avions aperçu le bus. Nous revenons plus d’une heure après et le chien est toujours en train d’aboyer contre les Caypibaras ! Des fois c’est bête un chien. Ah ! Un nouveau bus passe, et nous renseigne alors sur la probable direction à prendre. Il faut remonter le côté Ouest du parc. Nous avions marché à l’Est pour avoir de l’ombre, mais le mémorial se trouve sur une petite colline à l’Ouest.

Finalement !

C’est tout petit, une église et un estanco, le tour fait en 10 minutes nous reprenons le bus touristique pour un retour à l’hôtel. À temps, quelques minutes plus tard des trombes d’eau se déversent !

Par chance, la pluie s’est calmée quand nous arrivons, environ une heure plus tard, au Jardin Botanique, l’arrêt le plus proche de notre hôtel.

Pfff. dure journée ce mardi !

Mercredi 22 février, nous devons déjeuner avec un ex-collègue de Mandriva. Nous pensons alors passer au terminal de bus pour acheter notre billet de bus pour Rio, puis faire un petit tour en ville avant de retrouver Gustavo.

Mais comme j’ai un peu travaillé pour SDS le matin, nous ne partons pas trop tôt. Nous proposons une nouvelle solution de blog personnel. Celui-ci s’installe directement sur votre machine et reste donc chez vous, facilitant le contrôle de vos données partagées et permettant surtout de mettre à disposition très facilement avec vos proches toutes sortes de fichiers, sans limitation de taille ou de quantité. De plus une adresse de type ChoupaChoup.blog.quietty.com est crée avec une redirection depuis votre modem. Ainsi vous, vos amis ou le monde peuvent accéder à toutes les données que vous mettez à disposition avec cette adresse Internet personnalisée.

Si vous vous sentez l’âme d’une bloggeuse ou voulez simplement partager facilement des données avec vos amis, vous pouvez créer un blog du même genre que celui-ci en quelques clics, et ceci sur un PC sous Windows, Mac OS X ou GNU/Linux ! Allez sur http://www.quietty.com/fr/qy.blog/index.html

Cette page de pub terminée, reprenons. Donc, nous n’arrivons au terminal de bus qu’à 11 heures, le temps de prendre nos tickets, nous avons juste 15 minutes pour rejoindre notre point de rendez-vous devant le musée ferroviaire.

Quelques minutes plus tard Gustavo arrive en voiture avec sa femme et Claudio et nous partons en direction de la meilleure Churasqueria de la ville !

Le repas est fameux et les retrouvailles avec nos vieux amis du temps de Mandriva nous font chaud au cœur.

Le repas dure et lors de notre retour la pluie recommence fortement, nous rentrons alors à l’hôtel. Un peu de travail, un peu de blog et panique, le disque dur de Guy, le mini netbook que nous avons avec nous, est en train de lâché ! Décidément, n’apporter que du vieux matos de peur de le perdre ou de se faire voler possède des inconvéenients aussi… Heureusement j’ai un disque dur externe qui peut me servir en secours, c’est moins pratique mais nous ferons avec !

Jeudi 23 février 2012, visite du centre. Curitiba est une ville agréable, elle comporte, certes, beaucoup d’immeubles quelconques, mais la ville donne une impression de propreté. Les trottoirs sont larges, souvent jolis, de nombreux arbres et parcs parsèment la ville. Le Passeio Publico, au nord du centre, possède un petit zoo avec de nombreux oiseaux.

Le centre à proprement parler s’étant sur quelques rues à peine, mais de nombreux jolis immeubles ou églises valent le détour. C’est amusant, depuis le dernier passage de Leeloo,  en 2005, de multiples bâtiments on changé de couleur. Un église jaune et maintenant bleue, la mosquée verte est désormais bleue…

En milieu d’après-midi, nous reprenons la direction de l’hôtel, nous avons rendez-vous à 17h30 pour un match de foot amical avec les anciens de Connectiva/Mandria ! Gustavo passe nous prendre en voiture et nous retrouvons avec plaisir Marcello, Arnaldo et bien d’autre pour une partie de foot sur un petit terrain couvert. Heureusement car la pluie a sévèrement repris…

Après le match, nous discutons un bon moment, les voitures sont bloqués par une célébration à l’église voisine. Non pas un mariage ou un enterrement, mais un diplôme ! On dit que le Brésil est le plus grand pays catholique du monde, pour fêter un diplôme par une messe, c’est sans doute vrai.

Vendredi, temps mort, Leeloo est un peu malade alors nous ne faisons qu’un petit tour pour manger dans un restaurant avec buffet à volonté, pour 33 reais, c’est plutôt bon. Il en existé des moins chers mais ils étaient moins apétissant.

20h15, départ pour Rio ! Bye Bye Curitiba…

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :