Florianópolis, Brasil

Nous avons passé quatre jours à Florianópolis du 15 au 19 février 2012, jusqu’au premier jour du carnaval. Nous arrivions d’Argentine, de Paso de los Libres où nous avons passé la douane.

Cette ville rappelle à Leeloo les trois mois qu’elle y a passé en 2005, pour un stage de fin d’année de licence. Florianopolis est la ville la plus agréable à vivre du Brésil, richesse, plages, nature, climat, tout semble ici parfait…

Le service à bord du bus Flecha qui nous conduit de Paso de los Libres vers Florianópolis est plus que restreint. Ce voyage en semi-cama , c’est à dire aux fauteuils élargis pouvant se baisser à 120 degrés, avec service, est pourtant cher pour la distance, 90 euros par personne mais aucun repas ne nous est servi, seuls quelques arrêts sur des aires d’autoroutes sont censés nous fournir le temps de nous acheter à manger. De plus aucune couverture n’est disponible pour la nuit alors qu’il ne fait pas très chaud…

Avec seulement 8 reais en poche, la conversion de nos derniers pesos, nous ne pouvons pas acheter grand chose, nous vivons alors sur les biscuits qu’il nous reste, attendant impatiemment notre arrivée pour acheter les « pão de queijo » tant vantés par Leeloo.

Les paysages du Rio Grande do Sul, la province la plus au Sud du Brésil, sont verdoyants et vallonnés, la végétation y est luxuriante, c’est frappant comparé à l’Argentine, même si le Nord-Est était déjà plus vert.

Nous quittons le terminal de bus de la petite ville de Florianópolis avec ces 1 million d’habitants pour récupérer un bus de ville vers la lagune, où se trouve l’auberge que nous avons réservée pour deux jours. Leeloo retrouve avec alegresse ses petits repères, le supermarché où elle faisait ses courses, les maisons deci-delà. Beaucoup de choses ont changé aussi, depuis 7 ans…



Notre auberge se trouve un peu en retrait de la lagune, à environ 700m du petit centre, ce qui explique son prix un peu plus doux, « que » 20 euros par personnes pour un dormi à 6. L’auberge Hibisco est en haut d’une bonne pente, entourée de végétation. Il doit y avoir 4 ou 5 chambres de 6 à 8 lits, une cuisine, une grande terrasse et deux ou trois salles de bain.

Installation faite, Leeloo court acheter des pão de queijo, de petits pains au fromage dont elle raffolait. C’est bon, même si c’est toujours meilleurs dans sa mémoire. Nous finissons la soirée par un petit tour vers la lagune, nous demandons au passage le tarif d’un camping, car nous n’avons que deux seules nuits à Hibisco, il est ensuite complet avec le début du Carnaval.

60 euros la nuit au camping pendant le carnaval ! Si ce n’est pas du vol ! C’est vrai que le camping du gars est bien placé, mais payer le prix d’une nuit d’hôtel pour un camping, ça fait mal aux fesses !

« On va réfléchir »

Nous avons dans notre dortoir une suédoise d’orignie estonienne-russe, une anglaise et deux brésilienne. C’est un des charmes des dortoirs de faire plus facilement connaissance avec des gens. Je m’aperçois du coup que je suis le seul gars du dortoir, j’espère que je ne vais pas me faire agresser.

Un énorme ventilateur tourne juste au-dessus de ma tête en faisant un vacarme du tonnerre, mais finalement je dors tout de même bien. Leeloo se lève même avant moi ! Nous avons l’agréable surprise d’avoir un petit déjeuner inclu avec notre chambre et nous utilisons le pseudo appareil à gauffres pour nous faire plein de croque monsieurs !

Nous papotons avec les personnes de l’hôtel et les pensionnaires. Ces auberges de jeunesses facilite le contact et nous permettent souvent de récupérer des bons plans. C’est surtout Leeloo qui discute, moi je ne comprends qu’à peine ce que les gens disent. La femme de ménage s’inquiète de notre logement les jours prochains, faute de carnaval, nous n’avons pas encore d’endroit où dormir pour vendredi, si ce n’est le camping. Elle nous emmène chez son pote en face et en deux temps trois mouvements nous avons une petite cabane pour 100 reais la nuit !

Satisfait de cette aubaine, nous partons le coeur léger vers la plage Joaquina, à 4 km de la lagune. Il ne fait pas encore très chaud, nous arrivons vite en haut de la petite colline qui donne sur la plage, la vue est superbe : toute la côte atlantique est parsemée de plage et le contraste avec la végétation d’un vert profond et la mer bleue est splendide.

Nous descendons sur la plage et nous nous apercevons à cette occasion qu’il y a une heure de décalage avec l’Argentine, nous ne l’avions pas encore remarqué !

Les brésiliens donne beaucoup d’importance au physique, alors c’est beaucoup de musculation chez les messieurs et très peu de tissus chez les dames. Nous restons peu sur la plage et rebroussons chemin en direction d’un mirador avec une vue sur la lagune.

En chemin nous croisons une nouvelle plage, Mole, aussi jolie que la première. La vue du mirador est sympathique mais le trajet à pied fastidieux. Nous avons marché deux kilomètres au bord de la route où circulent beaucoup de voiture. C’est bruyant, un peu dangereux et ca sent pas bon !

Du mirador, nous décidons d’avancer jusqu’à Barra da Lagoa, le canal joignant les eaux de la lagune et l’océan Atlantique. 3 kilomètres de plus le long de la route, il fait très chaud. Nous mangeons un énorme plat de crevettes frites dans un petit restaurant. 39 reals le plat, environ 19 euros pour deux, c’est cher mais le repas est très copieux, nous ne finissons pas tout !

Beaucoup de gens s’amusent dans les forts courants du canal, variant au grè des marées. Pour le retour, nous tentons de suivre un chemin de rando pour nous permettre d’éviter la route. Partant juste après le pont piéton par dessus le canal, ce petit sentier grimpe sec au milieu de l’abondante végétation. Le sentier est à peine marqué, il fait toujours aussi chaud. Heureusement nous sommes rapidement récompensés par une magnifique vue sur les plages, vue qui ne va qu’en s’améliorant jusqu’au sommet de la colline. De là-haut, nous apercevons le lointain de la côte atlantique, une immense plage.

Nous poursuivons le petit chemin pendant encore une bonne heure, un brésilien se promenant avec sa nana nous confirme la route. Nous n’avons croisé que trois personnes sur tout le chemin ! C’est étrange car c’est vraiment très joli. Nous arrivons le soir tombant sur la plage Galheta, normalement une plage nudiste, mais ce n’est pas flagrant, peut-être un dans les vagues, et encore…

Ensuite la route est simple, nous suivons la plage pour revenir sur la plage Mole, visitée un peu plus tôt, puis nous rentrons un peu vite à l’auberge, car le soir tombe vite, il fait nuit noire dès 21 heures.

Nous sommes fatigués et nous n’avons pas faim avec notre copieux repas de 17 heures alors on ne s’éternisent pas et nous nous couchons directement après un peu d’Internet…

Le lendemain vendredi 17 février 2012, la vie est plus cool, nous traînassons au petit dej en discutant. Nous avons fait la connaissance de la Suédoise-Estonio-Russe qui est gentille comme tout, elle parle symathiquement et raconte plein de trucs. Pendant le petit déjeuner, des dizaines de petits singes viennent grapiller de la nourriture que la femme de ménage leur donne, ils sont tous petits et sautent dans tous les sens, c’est génial. Nous voyons aussi de multiples oiseaux colorés, et notamment un oiseau mouche.

Nous rangeons nos affaires pour aller dans la cabane de l’autre côté de la rue. Nous devons y rester deux jours et partir dimanche pour Curitiba. Le proprio nous avait proposé de rester trois nuits à 70 reais au lieu de deux à 100, mais nous ne voulons pas non plus nous éterniser ici. Si nous faisons un petit tour aujourd’hui, que demain nous nous occupons du blog et de réserver l’hotel pour la semaine prochaine, ainsi que de la lessive, cela nous permettra de partir dimanche le coeur léger.

Une fois installés nous partons en direction du terminal de bus pour nous rendre à Santo Antônio de Lisboa, un petit village réputé charmant à une quinzaine de kilomètres au nord de Florianopolis, face au continent.

Deux bus pour nous y rendre, tarif unique 2,90 reais par personne. Ce n’est pas bon marché pour les courts trajets, mais en restant dans le système de bus on peut faire le tour de l’île pour ce prix, alors…

J’ai l’immense tristesse de voir mon appareil photo me lâcher. L’objectif semble bloqué, peut-être le sable de notre promenade de la veille, malédiction ! Il n’était plus tout jeune certes car je l’avais offert à Leeloo pour son anniversaire en janvier 2006, mais il ne donnait aucun signe de faiblesse alors c’est frustrant !

De toutes façon, Santo Antônio c’est nul. Il fait beaucoup trop chaud et il n’y a rien à voir (à part le bord de mer qui est sympa) et les restaux sont hors de prix !

Je bougonne pendant deux heures puis nous rentrons, il n’y à pas grand chose à faire. Notre expédition ne nous fait rentrer qu’à 18 heures. Nous faisons quelques courses pour préparer un petit apéro dinatoire pour notre nouvelle copine, Marica, qui doit passer boire une bière après son après midi de cours de Portugais.

Nous avons la mauvaise surprise de voir que notre cabana a été louée à d’autres personnes en plus de nous, leurs affaires se trouvent dans la seconde chambre. Leeloo va donc râler auprès du proprio et il nous fait finalement les deux nuits à 140 reais ou lieu de 200. C’est pas si mal quand on se rapelle que le camping un peu plus bas était à 120 la nuit !

19 heures, pas de nouvelle, nous allons voir à Hibisco mais le gars nous dit que Marica est partie il y dix minutes. La fourbe ! Elle nous lâche ! C’est bien une Suédo-Estono-Russe !

Nous faisons la connaissance avec nos compagnons de cabane, deux gars de Campo Grande.

Finalement, Marika arrive vers 20 heures, je retire ce que j’ai dit.

Nous passons une soirée sympa en mangeant des petits bouts de carotte, de courgette et de poivron ainsi que de l’humus que j’ai fait avec les moyens du bord, trouvés au supermarché. Il n’est pas extra mais j’ai fait pire.

Nous ne nous couchons pas trop tard et le samedi 18 février 2012, mis à part un petit tour au centre de la lagune, nous restons tranquillement dans notre cabane. Nous rattrapons une partie du retard sur le blog, je tente aussi sans succès de réparer mon appareil photo, je crois bien que c’en est fini pour lui…

Dimanche 19 février 2012, départ de Florianopolis après un rapide tour du petit centre ville. Les marques du carnaval de la veille se font sentir un peu partout, au sens propre. Nous prenons le train pour Curitiba à 13h45 pour 4 heures de route.

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