Le volcan Villarrica

Villarrica est le nom de beaucoup de choses autour de Pucon : une ville, ancien lieu de mines d’or et d’argent, expliquant le nom de la ville, mais aussi un volcan, le plus actif d’Amérique du Sud avec deux explosions en 1964 et 1971, et un des cinq volcans dans le monde avec un lac de lave dans sa caldera. Les gens du coin disent que Villarrica pète tous les 40 ans en moyenne et que ça ne devrait plus tarder. Villarrica c’est aussi le parc national entourant le volcan et d’autres trucs cools autour.

Bref, tout ca pour dire que lundi 30 janvier en fin d’après-midi, quand les nuages ont enfin commencé à bouger leur fesses du ciel, le volcan nous est apparu depuis Pucon, surplombant les rues de la ville. C’est moins impressionnant que le volcan Osorno depuis la cabane de Kasa’Ko, mais ça en jette quand même pas mal parce que Villarrica lui il a en permanance sa petit fumée qui sort de son cratère.

Nous nous renseignons auprès d’Aguaventura, tenu par un français et rempli de stagiaires français d’École de marketting ou autre sans doute en mal d’aventure. Nous hésitons à tenter la montée du volcan, qui n’est pas donnée à 40 000 pesos, dans les 65 euros. Le gars nous baratine, met en avant le fait qu’on ne paye qu’après la rando et et que les trois jours de pluie précédents ont bien rempli la liste d’attente.

C’est partie nous décidons de nous inscrire Nico, Céline et moi.

La rando du mardi au parc Huerquehué dont nous parlerons peut-être dans un autre article ayant bien fatigué Leeloo, d’autant que l’ascension du volcan est exclusivement de la montée, son truc préféré, et que la descente ne luge ne la bote pas plus que cela, elle décide de nous laisser, mon frère et moi, y aller seuls. Nous passons un peu de temps chz aguaventura le mardi 31 janvier en fin d’aprem pour choisir le matériel, chaussures de randonnée, casque, veste, salopette imperméable, le tout fourni par l’agence.

Courte nuit de 23h30 à 6h du mat le mercredi 1er férier 2012 pour un départ à 6h45 et quelques. Nous sympathisons dans le bus avec Anaïs et Benoit, deux français cools de Montpellier aussi présents en Amérique du Sud pour plusieurs mois. Chacun échange un peu son ressenti suivant les différents lieux visités, par exemple ils ont adoré Bariloche alors que beaucoup de personnes nous ont dit qu’il ne fallait pas y aller à cause des cendres. Nous n’irons pas avec Céline par manque de temps mais Nico va peut-être y passer quelques jours.

Arrivée au volcan en une petite demi-heure, ce n’est qu’à une dizaine de kilomètres de Pucon, qui aura d’ailleurs chaud aux fesses à la prochaine explosion (truc du jour, si villarrica commence à cracher du feu, plonger dans le lac en face de Pucon et nager jusqu’à la petite île, puis profiter du spectacle avant de mourir un peu plus tard que tout le monde). Les guides nous expliquent plein de choses, il ne parlent qu’en anglais, mais c’est vrai qu’il n’y a pas besef d’hispanophone dans le groupe, et puis comme ça ils ne disent les instructions qu’une fois.

Ils nous incitent fortement à prendre le télésiège pour zapper la première heure de montée et arriver directement à 1800 mètres, ne laissant ainsi plus que 1050 mètres à monter. Ils nous prennent 6000 pesos en liquide pour cela, sans ticket ni rien, ça s’en un peu l’arnaque.

Début de la montée, enfin après de nouvelles instructions des guides. Nous avons 5 guides pour un groupe de 30, nous pensions avec Nico qu’il y aurait une séparation par niveau, que nenni, le premier guide ouvre la marche en avançant à 1 km par heure (vraiment puisque nous allons mettre 3 heures pour faire les trois kilomètres).

Cest affreux, c’est ennuyant à mourir, c’est frustrant, on n’a qu’une envie c’est de doubler tout le monde et de monter tout seul. D’autant que toutes les agences de Pucon semblent partir au même moment, et passent toute par le même chemin. Nous avons donc devant nous une file ininterrompu de gens avançant à reculons jusqu’au sommet.

Je n’ai rien contre les gens qui avancent à différentes allures, c’est une des beautés de la randonnée permettant à des personnes d’âges et de formes physiques très diff’erents de pouvoir s’y adonner sans contrainte. Je pense toutefois que les agences pourraient vraiment mettre à profit la présence de nombreux guides pour proposer des groupes de niveau et surtout tracer quelques nouvelles routes !

Nous arrivons enfin en haut du volcan après trois heures de montée, le spectacle du cratère crachant de la fumée devant nos yeux est impressionnant. Malheureusement, le lac de lave est trop profond, il ne se voit qu’en hélicoptère. Il devrait installer une tyrolienne entre deux bords opposés de la caldera. Le vent pousse les fumées toxiques dans de multiples direction, et nous sentons clairement l’odeur de gaz nous brûlant les yeux et la gorge.

Nous trouvons un coin un peu protégé du sommet pour manger en contemplant le cratère du volcan, c’est tout de même extraordinaire de manger une empanada ici ! Nous mangeons empanadas sur empanadas ces derniers jours mais c’est assez pratique à transporter et nourrissant pour environ 1 euro, avec deux trois biscuits, une nectarine et une banane, c’est un repas de roi (en haut d’un volcan).

Après, il ne faut pas traîner, pas le temps de faire des photos sous peine de se faire crier dessus par les guides, une fois la tenue imperméable (plus ou moins) enfiler, il faut descendre le plus vite possible des abords immédiat du sommet.

Commence alors la partie fun, la descente en pseudo-luge dans la neige. La pente du volcan est très abrupte et hormi quelques peureux qui nous ralentissent, on peut vraiment avoir de bonnes petites sensations dans les descentes, sous les cris véhéments des guides répétant frénétiquement « Control your speed ! Control your speed ! Control your speed ! ».

La descente est alors vraiment amusante, entre gamelles et fous-rires, et la partie sableuse la dernière demi-heure, correspondant à la montée du téléphérique  pris le matin, passe ne un clin d’oeil.

Nous retournons tous finalement content de notre journée vers 17h à Pucon, pour rendre le matériel, boire un petit coup et payer. Nous faisons part de notre frustration lors de la montée en commentaire, mais cela reste globalement positif. En guise de recommendation toutefois, ne pas y aller après quelques jours de mauvais temps, car toutes les agences sont bondées, et peut-être faire la première partie à pieds plutôt qu’en téléphérique, pour ne pas partir en même temps que tout le monde, et gagner 6000 pesos au passage, ou alors trouver une agence qui part à 5h45 du matin au lieux de 6h30.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :